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Bangui : MSF à la rescousse des femmes malades de fistule vésico-vaginale à Boguila



Une cinquantaine de femmes souffrant de fistule vésico-vaginale (VVF) dans la Nord-ouest du pays ont subi une intervention chirurgicale gratuite en février dernier au camp de Médecins Sans Frontières de Boguila, selon le service de communication de cette structure humanitaire.

Les interventions se sont déroulées au sein de l’hôpital de Boguila tenu par Médecins sans Frontières pour soulager des femmes qui souffrent de cette maladie et qui porte une atteinte grave à leur intégrité physique voir à leur situation sociale.

En prélude à cette opération, Dr. Volker Herzog, médecin chirurgien de MSF, et son assistante, la sage-femme suisse Agnès Matti, ont passé un mois à Boguila pour faire des consultations et effectuer des réparations de fistules. Car selon le constat de MSF, les femmes qui souffrent de VVF ne sont pas seulement rejetées par la société, mais sont aussi victimes d’autres problèmes de santé, entre autres des infections du rein, des ulcères de la peau et des problèmes de santé mentale.

Pour Dr. Volker Herzog, l’opération va transformer la vie de ces femmes. «Elles sont vraiment négligées. Elles n’ont pas de lobby, elles n’ont pas les moyens – il n’y a pas de programmes provenant d’autres organisations pour aider ces femmes. Je suis très heureux de voir que MSF est en train de faire beaucoup pour ces femmes et que nous tenons tant de camps de chirurgie de la fistule », a-t-il déclaré.

Il a fait remarquer que les fistules sont évitables, mais la plupart des femmes de Centrafrique n’ont pas accès à des accoucheuses qualifiées. Et elles n’ont pas les moyens de payer pour le traitement dans un hôpital. Il expliqué que la fistule vésico-vaginale est créée par des accouchements de longue durée qui créent chez la femme des fissures entre la vessie et le vagin ou entre le rectum et le vagin. Ces femmes perdent des urines et des selles continuellement sans contrôle.

« C’est une maladie qui arrive au moment de l’accouchement d’un enfant. Si le travail s’arrête à un certain niveau, cela est dû au fait que la tête du bébé est trop grosse, ou le bassin de la mère est très petit, ou l’utérus, le muscle n’est pas bien contracté et la tête du bébé est coincé contre un point du vagin. Et s’il y’a une pression sur le point, le tissu meurt et cela provoquera une connexion de la fistule et une ouverture anormale de la vessie vers le vagin », a décrit Dr. Volker Herzog.

« Cela signifie que les femmes perdent des urines tout le temps. Il est donc très difficile pour elles et sont souvent devenues des parias sociaux ». a-t-il ajouté.

Selon MSF, la plupart des femmes malades qui ont subi l’intervention chirurgicale ont été abandonnées par leurs maris après cette maladie. C’est le cas de Awa Coulou qui a témoigné à MSF avoir été abandonnée par son époux juste après avoir contracté la maladie. « Il ne supportait mon odeur corporelle parce je ne pouvais plus contrôler mon urine. Maintenant, il a épousé une autre femme dans un autre village et j’ai été obligée de retourner dans mon village auprès de mes parents », a témoigné.

Signalons que la fistule vésico-vaginale engendre une dégradation de l’état de santé des femmes et affecte plus de deux millions de femmes dans le monde, notamment en Afrique.

 
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