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autonomisation des femmes ; égalité Genre ; droits et renforcement de capacités des femmes
 

FEMMES VIVANTES
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La crise des orphelins du VIH/SIDA et la mutation des systèmes de prise en charge dans un contexte de VIH/SIDA

La famille élargie représente un système de sécurité sociale et économique et un soutien, en particulier pendant les périodes de crises. Mais, parce que « les structures familiales sont la véritable armature des sociétés africaines , elles sont aussi les premières à devoir faire face aux bouleversements et à en subir les effets ; ainsi, le VIH/SIDA a dévasté les structures familiales et a engendré de profondes déstructurations et recompositions familiales

Le réseau de solidarités intergénérationnelles au sein de la famille élargie a permis de survivre à de nombreuses tensions engendrées par des bouleversements sociaux ou par des crises et conflits armés dont nombreux pays d’Afrique subsaharienne sont touchés depuis plusieurs décennies. Cependant les tensions provoquées par l’épidémie du sida semblent être pour la famille élargie trop difficiles à surmonter à long terme. Il semble pourtant que la famille élargie développe des mécanismes d’adaptation entre rupture et conservation des structures traditionnelles, entre individualisation et diversification des formes d’organisation familiale et de prise en charge, en réponse au fléau du VIH/SIDA. Marc Pilon et Kokou Vignikin parlent de « stratégies de survie ».. Pour Thérèse Locoh, « là où l’on escomptait un éclatement des valeurs traditionnelles de solidarité, on les voit prendre une importance primordiale dans la situation de crise actuelle ».

En quoi les solidarités familiales mises à l’œuvre sont spécifiques pour le VIH/SIDA ?

  • « Déstructurations et recompositions familiales » dans un contexte de VIH/SIDA

L’épidémie du VIH/SIDA est apparentée à la « maladie du développement » du fait qu’elle s’inscrit dans un contexte socio-économique fragile. En effet, l’épidémie du VIH/SIDA greffée à la crise économique touche principalement les jeunes adultes, étant à la fois parents et acteurs économiques. Ainsi, la structure familiale en est profondément affectée avant même le décès d’un membre de la famille infecté par le VIH/SIDA.

Les spécificités du sida et du contexte économique actuel créent des situations nouvelles : on assiste d’une part à une profonde modification dans la répartition des taches au sein du ménage et ainsi à une double inversion des flux intergénérationnels ; les enfants s’occupent bien souvent de leurs parents malades, et les personnes plus âgées se retrouvent dans l'obligation, faute de ressources humaines, de prendre en charge les adultes malades et leurs enfants.

« Les personnes âgées sont les premières touchées dans leurs fonctions au sein du groupe familial (…) lorsque l’épidémie atteint plusieurs membres d’une même famille, les anciens doivent assumer en dernier recours les soins quotidiens des malades, voire même de reprendre une activité lucrative pour subvenir aux besoins de la famille, ou encore prendre en charge l’éducation des enfants » .

D’autre part le VIH/SIDA entraîne des changements concernant la taille et la composition du ménage, car l’épidémie provoque des mouvements au sein de la famille élargie : les nombreux décès dus au sida engendrent un nombre croissant d’orphelins pris en charge par d’autres membres de la famille, ce qui augmente considérablement la taille du foyer.

Enfin, le VIH peut influer sur la fécondité et entraîner des changements de comportements concernant notamment le nombre d’enfants envisagé, mais les relations entre VIH et comportements de fécondité sont complexes. Une étude effectuée en Zambie en 1995 par C.Baylies a montré que la peur de contracter le virus et le nombre croissant d’orphelins du Sida à prendre en charge peut entraîner dans les familles le choix d’avoir moins d’enfants afin d’améliorer la qualité de leur prise en charge. A l’inverse, au Rwanda et en Côte d’Ivoire des études ont montré une augmentation de l’incidence des grossesses chez des femmes se sachant infectées par le VIH.

  • VIH/SIDA et remise en question des pratiques traditionnelles de remariage

L’épidémie du VIH/SIDA a bouleversé les normes des systèmes matrimoniaux à mode de filiation patrilinéaire. Selon les coutumes matrimoniales dans un mode de filiation patrilinéaire, le mariage représente une alliance entre deux familles et à travers le système de la dot (désignant le paiement en argent ou en marchandises que le marié et sa famille doivent au père de la mariée), l’épouse et ses enfants appartiennent ainsi à la famille de l’époux (contrairement au système matrilinéaire où la parenté se transmet par la mère).

  • Dans ce système, lorsqu’une femme devient veuve elle doit épouser le frère de son mari : c’est le lévirat. Le nouveau mari a alors le devoir de poursuivre la lignée de son frère. Cette coutume permet de ne pas laisser une veuve et ses enfants sans soutien masculin au sein du foyer.

Ainsi les familles résistent mieux à la disparition du père ; d’abord d’un point de vue financier, car la veuve est censée conserver l’héritage de son mari au travers du remariage ; l’héritage revenant en général au successeur du défunt. Puis, pour ce qui est de la vie de famille, le nouveau mari doit prendre en charge la ou les femmes et les enfants de son frère comme s’ils étaient les siens. Il est donc chargé de l’alimentation, de l’éducation et de la santé de ces enfants. Cette tradition permet à la famille du mari de ne pas « perdre » ni les enfants issus du couple, ni la dot versée.

Cependant, le sida fait reculer cette pratique qui se fait effectivement de plus en plus rare en Afrique subsaharienne : si le mari meurt de sida, la probabilité que la veuve soit infectée par le VIH est élevée, et le frère du mari peut refuser de se remarier par peur de la contamination par le VIH/SIDA. S’il n’y a pas de remariage au sein du lignage,  aucun membre de la famille n’est obligé de prendre soin des orphelins.

Une étude au Zimbabwe montre que la coutume du lévirat est dorénavant peu pratiquée ; cela s’explique autant par un refus des femmes par crainte de contagion et de propagation du VIH/SIDA  qu’un refus des hommes d’une part par peur de l’infection au VIH .

 Pratique parallèle, le sororat est une coutume de remariage à travers lequel le veuf épouse la sœur de son épouse défunte qui est dans l’obligation d’assurer la continuité de la lignée et d’élever les enfants de sa sœur comme les siens.

Cependant depuis l’apparition du Sida, peu de femmes veulent se marier avec des veufs par peur qu’ils aient le VIH, de plus les veufs se retrouvent souvent appauvris à la mort de leur femme car les coûts du traitements et des funérailles sont élevés et ont ainsi des difficultés à s’occuper de leurs enfants orphelins. Ainsi ils rencontrent de plus en plus de difficultés à se remarier à cause du sida.

Ces pratiques de sororat et lévirat, qui jouaient un rôle déterminant dans la prise en charge des orphelins, se raréfient donc, car elles représentent un risque majeur de contamination et de propagation du sida

  • Le déclin de ces coutumes a engendré une inversion des mécanismes de prise en charge des enfants. En effet, selon Foster et al.(1995), la prise en charge des enfants est de plus en plus effectuée par la famille de la mère, en opposition aux normes des sociétés patrilinéaires. Ces auteurs en concluent qu’il s’agit d’un nouveau modèle engendré par l’épidémie du sida  et que l’inversion des systèmes de prise en charge des orphelins entre les lignages patrilinéaires et matrilinéaires, particulièrement en zone urbaine, reflète le déclin des pratiques traditionnelles de la famille élargie.
  • Par exemple, au Zimbabwe, l’obligation de la prise en charge des orphelins du sida revient maintenant à la famille de la mère, contrairement au passé où cette responsabilité revenait à la famille du père.

Une autre étude effectuée en Tanzanie tire les mêmes conclusions : les enfants sont de plus en plus pris en charge par la famille maternelle chez les Sukuma. Pourtant, traditionnellement, cette ethnie tanzanienne fonctionne selon un lignage patrilinéaire, ainsi les enfants appartiennent à la famille du père, dès lors que la dote a été entièrement payée. Deux autres études réalisées en Ouganda montrent des résultats similaires.

  • Les limites de la prise en charge des orphelins au sein de la famille élargie dans un contexte de VIH/SIDA

« Autrefois, les gens s’occupaient des orphelins et les entouraient d’affection, mais aujourd’hui ils sont tellement nombreux et une grande partie des personnes qui auraient pu les aider sont mortes, et le fait d’être orphelin est donc un phénomène courant, qui n’a rien d’étrange. Les quelques personnes qui restent en vie ne peuvent pas subvenir à leurs besoins » une veuve d’une cinquantaine d’année, Kenya.

La famille élargie a des difficultés à faire face à ce nombre croissant d’orphelins: ces familles comprennent en leur sein de moins en moins d’adultes survivants, un facteur qui entrave les capacités de ces familles à prendre en charge des orphelins car les individus survivants et composant ces familles sont trop âgés, trop jeunes, ou trop faibles du fait de l’avancée de la maladie. L’épidémie a engendré une mutation du système de prise en charge; une proportion croissante d’orphelins est dorénavant pris en charge soit par les plus vieux, soit par les plus jeunes.

La traditionnelle solidarité familiale est confrontée à ses limites : « la rupture du système de la famille étendue, atteint ses limites en raison du fardeau de la prise en charge »

 Cependant, le système traditionnel de prise en charge, bien qu’affaibli, n’a pas disparu, il change et s’adapte aux mutations de la société, comme nous allons le montrer.

Ces changements montrent la force, l’élasticité et l’adaptabilité des mécanismes de prise en charge de la famille élargie.

La prise en charge familiale des orphelins aujourd’hui :  des mécanismes d’adaptation

 La famille élargie reste l’unité d’assistance prédominante aux orphelins en Afrique subsaharienne.  Cependant l’épidémie du VIH/SIDA  provoque de nouvelles situations de prise en charge des orphelins, concernant notamment le choix du tuteur. Bien que les contextes soient différents selon les sous régions et même à l’intérieur d’entre elles, on retrouve des similitudes dans ces nouvelles pratiques de prise en charge.

  • Une partie importante de ces enfants vulnérables sont des orphelins de père, de plus en plus pris en charge par les mères

Dans la plupart des cas, à la mort d’un des parents, les orphelins restent avec le parent survivant :

Avant l’épidémie de sida, selon le droit coutumier régissant les règles matrimoniales, les règles de prise en charge des orphelins d’un parent étaient les suivantes :

  • les orphelins de mère restent dans la famille du père et sont confiés soit aux autres épouses du

mari à travers le système de la polygamie, soit à la nouvelle épouse du père à travers notamment le principe du sororat comme nous l’avons vu précédemment, ou encore ils peuvent être répartis dans la famille paternelle. La solidarité entre coépouses à travers l’institution de la polygamie joue un rôle important dans la prise en charge des orphelins de mère ou doubles ; ce type de prise en charge est encore courant de nos jours sauf en cas de mésentente entre elles 

  • Les orphelins de père restent avec leur mère mais au sein de la famille paternelle grâce à la pratique du lévirat, remariage de la mère avec un des frères du défunt. Si celle-ci refuse le remariage, elle est dans l’obligation de quitter la famille de son mari défunt. En Afrique de l’Ouest, dans certaines communautés, telles que chez les Mossi au Burkina Faso, la mère ne peut partir qu’avec l’enfant qu’elle allaite, ses autres enfants devant rester dans la famille du père à laquelle ils appartiennent ; elle devra en revanche rendre l’enfant qu’elle allaitait dès qu’il sera sevré.

Cependant, ces pratiques traditionnelles de prise en charge des orphelins tendent à disparaître, en particulier en milieu urbain, où « de plus en plus de femmes refusent de se plier aux décisions du droit coutumier qui leur retire leurs enfants et demandent une application du droit moderne » , stipulant dans la plupart des cas que si l’un des deux parents décède, l’autorité parentale revient de plein droit à l’autre parent.

Actuellement, la plupart des veuves refusent de plus en plus le remariage traditionnel et gardent seules leurs enfants malgré les pressions de leurs beaux parents ; elles sont cependant alors dépossédées de leurs biens ou de leur concession par ceux ci. De nombreuses veuves vivent ainsi seules avec leurs enfants dans une vulnérabilité économique accrue suite à la maladie du père, les funérailles et la dépossession des biens. Cependant, « des études montrent qu’être membres de tels ménages n’est pas forcément une mauvaise chose, qu’en matière de santé et d’éducation, les femmes chefs de ménage investissent davantage dans leurs enfants en terme de ressources, de temps et de support émotionnel que ne le font les hommes ». Bruce et al. confirment ces résultats. De récentes études menées au Zimbabwe et en Guinée Bissau confirment l’engagement et l’investissement des femmes afin d’assurer au mieux l’éducation de leurs enfants et de ceux qu’elles ont à leur charge. En revanche les orphelins de mère ne sont pas automatiquement pris en charge par leur père. Par exemple au Malawi, trois quarts des orphelins de père continuent de vivre chez leur mère, alors que un quart seulement des orphelins de mère vivent chez leur père. Les pères s’ils décident de prendre en charge leurs enfants après le décès de la mère, ont tendance à s’occuper davantage de leurs fils que de leurs filles.

Une autre étude menée en Tanzanie dans la communauté rurale de Kisesa  confirme que la prise en charge des orphelins est davantage assurée par la mère que par le père. Cette nouvelle pratique de prise en charge suit la tendance générale observée en Afrique subsaharienne depuis les années soixante, d’une augmentation du nombre de ménages dirigés par des femmes.

Les facteurs explicatifs de l’émergence de ce type de foyer restent à ce jour encore flous, même si nous pouvons émettre l’hypothèse qu’ils résultent des migrations de travail, de l’instabilité matrimoniale, de la montée du célibat féminin, des crises économiques, des conflits armés et en règle générale d’un processus général d’émancipation de la femme africaine.

Il a été montré dans une étude menée au Bénin que ce type de ménage développe des stratégies d’accueil favorisant le renforcement des solidarités familiales, et joue ainsi un rôle déterminant concernant la prise en charge des orphelins dans un contexte de VIH/SIDA.

Ainsi, nombreuses études soulignent que dans un contexte de VIH/SIDA, les mères et les femmes en général assument une grande part des responsabilités concernant la prise en charge des orphelins.

Les ménages dirigés par une femme prennent généralement en charge un plus grand nombre d’orphelins que les ménages dont le chef de famille est un homme.

  • Les  grand parents fortement sollicités

« Les grands parents qui antérieurement bénéficiaient du soutien de leurs enfants, voient donc, du fait de la mortalité des jeunes adultes, leur situation modifiée et ils se retrouvent ainsi plus largement impliqués dans la prise en charge de leur petits enfants et dans l’activité économique de la famille »

La spécificité du VIH/SIDA reste la probabilité élevée que les deux parents soient infectés et meurent en laissant derrière eux un nombre croissant d’orphelins doubles.

Les orphelins doubles sont pris en charge par la famille élargie, principalement par les grands parents et plus précisément par les grands parents maternels ; pratiques de prise en charge en rupture avec les droits coutumiers au sein de lignages patrilinéaires. En effet, Foster et al. insistent sur cette inversion des flux intergénérationnels à travers une étude au Zimbabwe au sein du groupe ethnique des Shona,  traditionnellement fondé sur un système patrilinéaire à travers lequel la responsabilité de la prise en charge incombait à la famille du père. Ils observent dans cette ethnie que les orphelins sont davantage pris en charge par la famille maternelle que paternelle. Cette inversion des systèmes de prise en charge  par rapport au modèle traditionnel reflète le déclin des règles traditionnelles qui régissent la famille élargie en Afrique subsaharienne. Une autre étude effectuée dans une communauté rurale à l’ouest du Kenya souligne que 27,7% des orphelins doubles sont pris en charge par la famille maternelle, malgré la tradition. Cependant ce changement provoque des problèmes économiques au sein de ces foyers car la famille maternelle ne reçoit aucune part de l’héritage ni soutien de la part de la famille paternelle.

Nombreuses études effectuées pour la plupart en Afrique de l’Est et Australe soulignent ce nouveau phénomène.

Compte tenu du nombre croissant d’orphelins et du nombre de plus en plus restreint de familles d’accueil et de tuteurs potentiels, les orphelins vivent de plus en plus dans des ménages de plus grande taille dirigés par des membres de leur famille plus âgés. Il est ainsi fréquent selon C.Obbo de voir des grands parents ayant perdu 3 à 4 enfants et ayant à leur charge 7 à 20 petits enfants orphelins.

En Namibie, la proportion d’orphelins pris en charge par leurs grands parents est passée de 44% à 61% entre 1992 et 2000 ; probablement parce que beaucoup des autres membres de la famille sont eux-mêmes en train de mourir du VIH/SIDA  ou en sont déjà morts.

Au Zimbabwe, les foyers dirigés par des grands parents sont en nombre croissant : dans la zone  du Manicaland, 125 foyers d’orphelins sur 292 enquétés soit 43% étaient dirigés par des grands parents.

Selon Olivier Appaix et Sandrine Dekens, 30% des orphelins parrainés par l’association Orphelins du Sida International, au centre Solidarité Action Sociale (SAS) de Bouaké en Côte d’ Ivoire, résident chez leur grande mère au centre Solidarité Action Sociale (SAS) de Bouaké en Côte d’ Ivoire. En Zambie, d’après une enquête nationale menée en 1996, 38% des orphelins étaient pris en charge par leurs grands parents.

Une étude menée en Tanzanie indique que 80% des orphelins à l’échelle nationale sont pris en charge par leurs grands parents. Autant d’exemples qui montrent le rôle déterminant des grands mères dans la prise en charge des orphelins.

Comme nous l’avons vu précédemment, les femmes sont  plus impliquées que les hommes dans l’accueil et la protection des orphelins et ce tout au long de leur vie. Des études menée en Ouganda et au Kenya soulignent ce phénomène et le nombre croissant de foyers dirigés par les grands mères  ; ces foyers sont sévèrement touchés par une vulnérabilité économique car ils regroupent deux tranches d’âge de la population non active: les enfants et les personnes âgées, ce qui accroît le taux de dépendance économique.

Ce type de ménage rassemblant les grands-mères et les petits enfants paraissent être une des cibles à soutenir de façon prioritaire par les communautés et les institutions. Pour exemple cette association de grands mères en Afrique du Sud qui s’est constitué pour s’entraider et faire face à la crise des orphelins : « Les Go-Go Grannies sont un groupe de grands mères de la Township d’Alexandra en Afrique du Sud, qui se soutiennent et s’encouragent mutuellement dans la prise en charge de leurs petits enfants orphelins. Elles ont perdu leurs propres enfants à cause du Sida et ont maintenant de la peine à faire face, tant psychologiquement que physiquement. Les Grannies font partie du Projet Orphelins du Sida d’Alexandra, qui organise des groupes d’appui à l’intention des enfants et des dispensateurs de soins qui vivent avec l’épidémie ou en sont affectés. Le projet apporte actuellement un appui psychosocial, financier et matériel à 30 grands mères. Cet appui comprend un subside unique de construction visant à assurer un abri adéquat à la famille qui s’agrandit, ainsi que des semences et des engrais pour que ces femmes puissent commencer leur propre jardin qui fournira revenu et nourriture à la famille. »

L’objectif de cette synthèse est de dégager les tendances générales des situations de prise en charge des orphelins dans un contexte de VIH/SIDA ; elle ne reflète donc pas de façon exhaustive l’ensemble des mécanismes de prise en charge de ces enfants : les solidarités intergénérationnelles peuvent s’exprimer également au travers des oncles, des tantes, des frères et sœurs, des voisins, des amis…cela pourrait peut être constituer de nouvelles pistes de recherche car peu exploitées dans la littérature concernant la prise en charge des orphelins.




 
 
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