ENFANTS HAITI

autonomisation des femmes ; égalité Genre ; droits et renforcement de capacités des femmes
 

FEMMES VIVANTES
PARRAINAGES D'ENFANTS d'Afrique, Caraïbes, Europe
 


 

 


La feuille d’ébénier de février 2014
 
Un constant récurrent et navrant : en dépit des efforts placés dans les projets et programmes en direction du Genre, les femmes et les filles représentent encore six sur dix des personnes les plus pauvres de la planète ; les fillettes souvent travaillent et représentent les deux tiers des enfants exclus du système scolaire ; les femmes sont encore et toujours soumises à la violence, en temps de conflit armé comme dans l’intimité de leur foyer (violences domestiques et/ou sexuelles).
 
L'égalité des sexes et l’autonomisation des femmes servent de dimension d’intégration au principal domaine d’intervention de l’association Femmes Vivantes, à savoir la réduction de la pauvreté. En effet, notre but est de tout faire pour promouvoir les droits et opportunités économiques des femmes. Il en va de la survie et de l’avenir de leurs enfants et de leurs familles.

Nous travaillons avec nos partenaires en France et en Centrafrique à renforcer les capacités économiques des organisations autonomes de femmes par la mise en oeuvre de projets destinés à être gérés et développés par des femmes, valides ou invalides. En outre, pour tenter de réduire et de mieux maîtriser la violence et le pouvoir sexiste, les hommes sont intégrés à ces projets.


Tous les projets initiés et suivis par Femmes Vivantes intègrent les mesures suivantes :

-Faire cesser la violence à l’encontre des femmes
-Assurer la justice et la sécurité pour les femmes
-Promouvoir le rôle de décideur et de leadership des femmes
-Aider les femmes et les hommes à construire ensemble des projets communs
-Oeuvrer à la l’évolution du Genre et à la transformation de la société


Aidez-nous dans cette tâche toujours ingrate et difficile, qui demande de l’énergie et bien sûr des fonds.

Nous avons en ce moment deux projets que nous aimerions voir aboutir en 2014 :

-le montage d’un poulailler à Bambari, qui sera géré par un collectif de femmes

- le montage d’un cyber à Bangui qui sera géré par une personne handicapée.

D’avance merci

La présidente, Joëlle Ramage



La feuille d’ébénier de janvier 2014


Les droits de l’enfant


 
La déclaration de Genève sur les droits de l’enfant précise : L’humanité doit donner à l’enfant ce qu’elle a de meilleur. »



La prise de conscience des droits de l’enfant s’est faite au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale, avec l’adoption de la Déclaration de Genève, en 1924. Le processus de reconnaissance des droits de l’enfant a continué sous l’impulsion de l’ONU, avec l’adoption de la Déclaration des droits de l’enfant en 1959. La reconnaissance de l’intérêt de l’enfant et de ses droits se concrétise le 20 novembre 1989 avec l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant qui est le premier texte international juridiquement contraignant consacrant l’ensemble des droits fondamentaux de l’enfant.
Les droits de l’enfant sont des droits humains. Ils ont pour vocation de protéger l’enfant en tant qu’être humain. Ainsi tout comme les droits de l’homme de manière générale, les droits de l’enfant sont constitués de garanties fondamentales et de droits humains essentiels :
  • Les droits de l’enfant consacrent les garanties fondamentales à tous les êtres humains : le droit à la vie, le principe de non-discrimination, le droit à la dignité à travers la protection de l’intégrité physique et mentale (la protection contre l’esclavage, la torture et les mauvais traitement, etc. )
  • Les droits de l’enfant sont des droits civils et politiques, tels que le droit à une identité, le droit à une nationalité, etc.
  • Les droits de l’enfant sont des droits économiques, sociaux et culturels, tels que le droit à l’éducation, le droit à un niveau de vie décent, le droit de jouir du meilleur état de santé susceptible d’être atteint, etc.
  • Les droits de l’enfant comprennent des droits individuels : le droit de vivre avec ses parents, le droit à l’éducation, le droit de bénéficier d’une protection, etc.
  • Les droits de l’enfant comprennent des droits collectifs : le droit des enfants réfugiés, le droit des enfants handicapés et le droit des enfants issus de minorités ou de groupes autochtones.
Les droits de l’enfant sont des droits humains spécifiquement adaptés à l’enfant car ils tiennent compte de sa fragilité, de ses spécificités et des besoins propres à son âge.
Les droits de l’enfant tiennent compte de la nécessité de développement de l’enfant. Les enfants ont donc le droit de vivre et de se développer convenablement tant physiquement qu’intellectuellement.
Les droits de l’enfant prévoient ainsi de satisfaire les besoins essentiels au bon développement de l’enfant, tels que l’accès à une alimentation appropriée, aux soins nécessaires, à l’éducation, etc.
Les droits de l’enfant prennent en considération le caractère vulnérable de l’enfant. Ils impliquent la nécessité de leur apporter un cadre protecteur. Il s’agit d’une part, d’accorder une assistance particulière aux enfants, et, d’autre part, une protection adaptée à leur âge et à leur degré de maturité.
Ainsi, les enfants doivent bénéficier des services d’aide et de soutien dont ils ont besoin et doivent être protégés contre l’exploitation par le travail, l’enlèvement, la maltraitance, etc.


 
Les droits de l’enfant en Centrafrique


La République centrafricaine, qui a ratifié la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant (CIDE) en juillet 1990, s’est engagée à respecter, défendre et promouvoir les droits des enfants centrafricains. Or, malgré sa promesse, le pays doit faire face à d’importants problèmes qui, actuellement, entravent encore la pleine jouissance des droits des enfants.
La pauvreté engendre des répercussions extrêmement graves sur l’accès des enfants à une alimentation saine, des ressources financières, des services de santé, une éducation, etc.


 


 
Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant:
3,39 / 10 : NOIRE :  Situation très grave

C’est en situation de crise ou de conflit (comme celui que vit actuellement la RCA) qu’apparaît avec plus d’acuité encore la situation des enfants qui en sont les premières victimes :


Violence et recrutement forcé

Un an après le début du conflit en République centrafricaine, quelque 2,3 millions d'enfants sont touchés par la crise et, alors que les atrocités se multiplient, ce sont eux qui sont les toutes premières victimes de la violence et du recrutement forcé. Il est donc éminemment urgent de protéger les enfants, de les libérer des groupes armés, et de leur fournir un accès sécurisé à l'aide humanitaire.
Alors que les tensions entre communautés ne cessent de s’aggraver, le risque augmente que les violents affrontements comme ceux qui ont eu lieu dans Bangui, la capitale, et d’autres villes, ne dégénèrent en massacres à grande échelle. Des attaques contre des enfants et des femmes à Mbaïki il y a deux semaines et à Boali il y a trois jours ont été confirmées. Il faut une intervention impartiale et rapide pour que les enfants ne soient plus pris pour cible, pour protéger les écoles, les établissements de santé et les centres de transit, et pour fournir des soins et un soutien aux victimes. Il ne saurait y avoir d’impunité pour les auteurs de ces violences contre les enfants.
Sept élèves sur dix n’ont pas repris le chemin de l'école primaire depuis décembre 2012 dans le pays et les combats empêchent le fonctionnement de 80 % des écoles primaires. Les enfants non scolarisés sont les plus exposés au recrutement. Le nombre d'enfants associés aux forces et groupes armés dans le pays a augmenté jusqu’à au moins 3 500 et pourrait atteindre les 6 000. Des cas de violence sexuelle et des viols de filles, y compris des viols collectifs, ont été signalés partout dans le pays (source onusienne).

Trafic d’enfants


La République centrafricaine est une source et une destination connue pour le trafic des enfants. Ces derniers sont souvent exploités sexuellement, forcés de travailler dans les champs ou les mines, vendus dans les rues, etc. Il arrive, par ailleurs, que les enfants soient envoyés de République centrafricaine vers d’autres pays africains, où ils sont enrôlés dans des forces ou groupes armés.

Enfants déplacés

Suite aux insécurités et aux violences qui persistent en République centrafricaine, les enfants déplacés de façon interne (kidnappage, enlèvement, etc.) font face à d’importants problèmes de protection. Globalement, ces enfants ont besoin urgemment de nourriture, de logement, d’eau, etc. Par ailleurs, ils sont contraints de travailler pour subvenir à leurs besoins essentiels. Ils évoluent de ce fait dans des conditions de vie très pénibles. En outre, les enfants déplacés, notamment les Peuhls, sont victimes de pratiques discriminatoires. En effet, certaines communautés pensent qu’ils sont des coupeurs de routes, ce qui est perçu négativement.

Droit à l’éducation

Dans le Nord de la République centrafricaine, des milliers d’enfants fréquentent des « écoles de brousse » rudimentaires. Dans cette région, le secteur éducatif est touché par une pénurie d’enseignants qualifiés et d’infrastructures adéquates. En outre, en raison de conflits entre les groupes rebelles et les forces gouvernementales, les disparités en termes d’accès et de qualité s’accentuent.

De plus, il faut savoir qu’en République centrafricaine, les droits des enfants sont souvent bafoués par leurs parents ou tuteurs, alors qu'ils devraient être respectés. « Benjamin Brénga est élève en classe de CM2. Pour lui, le fait de considérer les salles de classe comme un dépôt d’ordures ou lieu de passe est une violation des droits des enfants. « On y trouve parfois des préservatifs. Les gens quittent leurs domiciles pour venir faire leur besoin dans les salles de classes. C’est aussi une sorte de violation de nos droits », a-t-il dit.
Pour Arlette Gana, une autre élève, les jeunes filles font souvent l’objet de harcèlement sexuel de la part des enseignants. « Des fois, il y a des enseignants qui ont fait des avances aux élèves et en cas de refus, ils vous font redoubler la même classe, ce qui oblige beaucoup d’entre nous à céder à leur pression, alors qu’on les considère comme nos parents », a-t-elle expliqué » (source UNICEF).

Les filles sont les 1ères victimes de la pauvreté : en grande majorité elles n’ont pas accès à l’éducation, aux services de santé et subissent mariages et grossesses précoces…

Droit à l’identité
En République centrafricaine, l’annonce des naissances aux autorités a fortement diminué. Le coût des enregistrements, les différentes crises militaro-politiques et l’absence des services d’état-civil dans certaines régions sont autant de facteurs qui freinent les familles dans l’enregistrement de la naissance de leurs enfants. Or, il faut savoir que sans certificat de naissance, le droit à l’identité des enfants n’est pas respecté. En effet, ils ne sont pas reconnus en tant que membre à part entière de la société et ne peuvent pas faire valoir leurs droits. Ils apparaissent dès lors comme invisibles aux yeux de la collectivité. Par ailleurs, les enfants, qui n’ont pas été enregistrés, ne sont pas protégés contre les abus, tels que le travail forcé, la prostitution, les mariages précoces, le trafic, la traite, etc.

Droit à l’alimentation

En République centrafricaine, la malnutrition reste un problème grave. En effet, 38% des enfants souffrent de malnutrition chronique et 10% de malnutrition aiguë. En raison de la pauvreté qui prévaut dans le pays, les familles n’ont pas les moyens de se nourrir convenablement. Cette alimentation inadaptée entraîne, bien souvent, des insuffisances pondérales ainsi que d’importants problèmes de croissance. Le taux de prévalence du VIH est également très préoccupant dans le pays. Généralement, les jeunes centrafricains ont été infectés par la transmission du virus de la mère, par des violences sexuelles ou par des transfusions sanguines non-sécurisées. Le SIDA est devenu, en République centrafricaine, non seulement un problème de santé, mais également un problème économique et social.

Droit à la santé

Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans reste toujours très inquiétant, en République centrafricaine. En effet, en raison d’un système d’assainissement inadéquat, d’un manque d’eau potable et d’une absence de services de santé dans les régions rurales, 171 enfants sur 1000 décèdent encore chaque année.

Une nouvelle année débute, pleine d'espérance pour l’humanité, pleine d’espoir pour la Centrafrique. Nous voulons le meilleur pour tous les enfants du monde, nous voulons le meilleur pour les enfants de ce pays.

Aidez Femmes Vivantes à concrétiser les droits des enfants en Centrafrique. Parrainez un enfant, parrainez un groupe d’enfants de Bangui.

Rejoignez-nous, adhérez à notre association, aidez-nous à porter nos projets et à soutenir ainsi les femmes et les enfants de ce beau pays délaissé. Prenez-contact.

Investir dans les enfants c'est bâtir la Centrafrique.


Merci      Singuila

La présidente,
Joëlle Ramage
 

 



 
 
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